Hasard d'une rencontre, instants de vies, il y a au fond de chacun de nous un petit espace réservé à l'espoir.
Il était impossible de le représenter sans faire apparaître son contraire, le désespoir, la misère, les laissés pour compte de la vie. Comme dans la vie il faut le chercher, savoir le trouver et le comprendre
Evasion
Nuit sans lune, lumière ténébreuse, tu l'enveloppes de tes bras gris.
Jour sans soleil, lumière blafarde, tu l'enserres dans tes nuées fantomatiques pâles.
Etat d'ivresse, nuit sans sommeil tu râles.
Etat de désespoir, jour sans but tu cries.
Le temps passe, les années défilent sans jamais se retourner.
Et tu es là, toi sans savoir pourquoi cela a mal tourné.
La main tendue, la paume tournée vers le ciel, figée dans le petit matin.
Tu attends, qu'une petite pièce vienne te garnir le creux de la main.
Que de désespoir sont nés en ces lieux, dans cette cité, et pourtant
Jadis cruelle et belle, aujourd'hui tombée dans l'oubli des mots.
La grisaille recouvre ces murs tel une deuxième peau.
Parcourue de ces machines infernales, au c½ur, aux mouvements lancinants.
Crachant de leur tuyau cette infâme fumée.
Elle se meure à force d'avoir été un jour trop enrhumée.
Gardiens de ces portes, elles s'élancent tel un hymne à la gloire vers les cimes.
Fourmilière peuplée d'humain, elles les dévorent sans commettre de crime.
Crachant feu, cendre et fumée, en gris elles peignent le ciel.
Sans jamais s'arrêter elles imbibent le c½ur des hommes de leurs fiels.
Elles asphyxient leur mère qui les a fait naître et qui les a nourries.
En désert elles l'ont transformée, recouverte d'une terre pourrie.
Mais après ce désert, après ces gardiens et toutes ces machines infernales.
Il y a peut être encore au loin quelques morceaux de terre aillant échappées à ce levain.
Le long d'un long fil d'argent, on y va en se tenant la main.
Il y fait toujours bon vivre, même pendant les dures saisons hivernales.
La lune y scintille de nouveau dans la nuit et nous endort dans ses bras rassurants.
Le soleil y brille à nouveau dans le jour et nous réchauffe le c½ur de son éclat brûlant.
Qu'il y ferait bon vivre ici sa vie.
In n'y tient qu'à toi, si tu en as envie et si tu aimes la vie.